Depuis 2016, l’université d’Angers et le lycée Sainte-Marie du Port intervenaient conjointement aux Sables-d’Olonne dans des locaux mis à disposition par la ville et y dispensaient des formations liées au tourisme allant du BTS au master.
Or, pour cette rentrée 2026, la ville des Sables-d’Olonne dit, que « d’un commun accord », la convention qui régissait ce fonctionnement, avec l’université d’Angers, ne sera pas renouvelée.
Seule mesure de transition : Les étudiants qui ont entamé leur Master 1 mention tourisme parcours « espaces et sociétés littorales » pourront terminer leur master 2 sur le site sablais, tandis que les autres formations en licence et master 1 devront être redéployées par l’Université d’Angers.
Est-ce vraiment d’un commun accord que s’est fait ce divorce ?
En fait, le conseil d’administration de l’université d’Angers, dans sa séance du 11 juin 2026, écrit dans son compte rendu officiel : « La nouvelle équipe municipale a d’autres visions en termes d’enseignement supérieur sur les Sables d’Olonne et a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas, pour le moment, renouveler la convention ».
Comment comprendre cette communication mensongère de la majorité durant le conseil municipal du 21 septembre dernier ?
Nous regrettons cette méthode, qui n’est pas notre vision de l’action publique. Le fond et la forme de cette décision, que l’on peut qualifier d’idéologique, nous interpellent car la ville se sépare d’un Master et de la caution du sérieux académique de l’université.
On comprend mieux la démarche entreprise par la majorité dès la délibération suivante du même conseil municipal qui installe, via une nouvelle convention, plusieurs BTS du lycée Sainte-Marie du Port, soit 150 étudiants, dans les locaux ainsi libérés de l’ancienne sous-préfecture.
Cette nouvelle convention prévoit, à l’exception des fluides (soit 5000€ environ par an), la gratuité de la mise à disposition de ces locaux municipaux au bénéfice du lycée privé, et va même jusqu’à équiper les salles d’ordinateurs, dont la maintenance sera payée au lycée par la ville.
Étonnant non ?
Tous les Sablais sont ainsi mis à contribution.
Cet important cadeau fait à l’enseignement catholique ne peut rester en l’état, dans le climat budgétaire municipal contraint. Rien, pour nous, ne peut justifier ce choix partisan.
Après 6 mois de mandat seulement, un bilan très clair de cette mandature se dessine déjà en matière éducative :
– L’université publique est sortie de la ville alors qu’aucun reproche ne peut lui être fait.
– L’enseignement catholique prend sa place.
Ce n’est pas notre vision ni celle de beaucoup de nos concitoyens pour l’éducation qui se doit d’être laïque et universelle.

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